L'accord du participe passé avec avoir

C'est l'une des fautes les plus fréquentes, y compris chez des candidats d'un bon niveau général. La règle : le participe passé conjugué avec avoir s'accorde avec le complément d'objet direct (COD) uniquement s'il est placé avant le verbe.

Incorrect : « Les lettres que j'ai envoyé sont arrivées à temps. »
Correct : « Les lettres que j'ai envoyées sont arrivées à temps. » (le COD « que », mis pour « les lettres », est placé avant le verbe)

À l'inverse, sans COD antéposé, le participe reste invariable : « J'ai envoyé les lettres hier » (pas d'accord, car « les lettres » est placé après le verbe).

La confusion entre l'imparfait et le passé composé

Cette confusion est particulièrement pénalisante en Tâche 2, où la narration constitue le cœur de l'exercice. Règle générale : le passé composé rapporte une action ponctuelle et achevée ; l'imparfait décrit un état, une habitude ou le décor dans lequel se déroule l'action.

Exemple correct : « Il pleuvait (imparfait, décor) quand je suis sorti (passé composé, action ponctuelle) de chez moi. » Mélanger ces deux temps sans logique — par exemple utiliser systématiquement le passé composé même pour décrire un état durable — nuit fortement à la fluidité perçue du récit.

Les prépositions devant les noms de lieux et de pays

Une source d'erreur fréquente chez les candidats non francophones de naissance :

  • Pays féminins ou commençant par une voyelle : « en France », « en Algérie » — jamais « à France ».
  • Pays masculins : « au Canada », « au Maroc », « au Sénégal ».
  • Pays au pluriel : « aux États-Unis », « aux Pays-Bas ».
  • Villes : « à Montréal », « à Paris » — toujours « à », quel que soit le genre implicite de la ville.

L'accord sujet-verbe avec les sujets complexes

Quand le sujet est composé de plusieurs éléments ou séparé du verbe par une proposition, l'accord se perd facilement :

Incorrect : « La liste des candidats qui ont postulé pour ce poste est disponible et sont nombreux. »
Correct : « La liste des candidats qui ont postulé pour ce poste est disponible et ils sont nombreux. » — attention à bien identifier le sujet réel de chaque verbe : « la liste » (singulier) pour le premier verbe, mais « les candidats » (implicite, pluriel) pour le second, d'où la nécessité de reformuler clairement.

Une astuce simple en relecture : pour chaque verbe conjugué, posez-vous la question « qui fait l'action ? » et vérifiez que le verbe s'accorde bien avec cette réponse, pas avec le nom le plus proche dans la phrase.

La confusion entre homophones grammaticaux

ConfusionComment distinguer
a / à« a » = verbe avoir (remplaçable par « avait ») ; « à » = préposition
ce / se« ce » = déterminant (ce livre) ; « se » = pronom réfléchi (il se lève)
ces / ses« ces » = pluriel de « ce/cette » ; « ses » = possessif (les siens)
on / ont« on » = pronom (remplaçable par « il ») ; « ont » = verbe avoir

Ces confusions, souvent qualifiées de « fautes d'inattention », sont en réalité très fréquentes sous la pression du chronomètre — d'où l'importance de garder 2 à 3 minutes en fin d'épreuve pour une relecture ciblée sur ces points précis.

Ce qu'il faut retenir

Ces fautes reviennent régulièrement parce qu'elles touchent des règles où l'oreille ne suffit pas — elles demandent une vérification consciente. En vous entraînant avec TCF Write, prenez l'habitude de relire spécifiquement ces points (accords, temps du passé, prépositions, homophones) plutôt qu'une relecture générale : c'est une stratégie bien plus efficace pour repérer ce type d'erreur récurrente.