Pourquoi l'introduction et la conclusion sont notées
Un texte bien structuré donne au correcteur l'impression d'un raisonnement maîtrisé de bout en bout — c'est un des critères de la cohérence textuelle évaluée dans la grille de correction. À l'inverse, un texte qui commence abruptement, sans mise en contexte, ou qui s'arrête sans phrase de clôture, laisse une impression d'inachevé, même si chaque phrase individuelle est correcte.
Tâche 1 : une accroche courte, jamais une introduction longue
Pour un message court (60 à 120 mots), l'introduction se limite à une formule d'appel adaptée au destinataire, suivie d'une phrase qui pose immédiatement le sujet du message. Pas besoin — et pas de place — pour une mise en contexte élaborée.
Exemple : « Bonjour Madame Tremblay, Je vous écris au sujet de notre rendez-vous prévu jeudi prochain. » En une phrase, le destinataire et le sujet sont posés ; le reste du message peut développer.
La conclusion de la Tâche 1 suit le même principe de concision : une formule de politesse adaptée au registre (voir notre article sur le registre de langue), sans reformuler tout le message.
Tâche 2 : une phrase d'accroche qui situe le récit
Pour l'article, la lettre ou le récit avec opinion, une bonne introduction situe le contexte temporel et le sujet en une ou deux phrases avant d'entrer dans la narration. Évitez les formules trop génériques comme « Aujourd'hui, je vais vous raconter... » qui n'apportent aucune information et consomment des mots sans valeur ajoutée.
Exemple : « Le mois dernier, j'ai participé pour la première fois à une collecte de vêtements organisée par mon quartier. » Cette phrase pose immédiatement le sujet et amorce la narration.
La conclusion de la Tâche 2 doit clairement faire le lien entre le récit et l'opinion personnelle demandée par la consigne — c'est souvent là que se joue la différence entre un simple récit et un texte qui répond pleinement à la tâche.
Tâche 3 : une structure d'introduction et de conclusion imposée
La Tâche 3 est la seule où l'introduction et la conclusion suivent une structure officiellement imposée, détaillée dans notre article sur la structure de l'expression écrite : un titre pour l'ensemble du texte, puis un résumé neutre des deux documents introduit par un connecteur d'opposition (Partie 1), puis votre opinion personnelle argumentée (Partie 2).
La Partie 2 fonctionne elle-même comme un mini-texte avec sa propre introduction (annonce de votre position) et sa propre conclusion (une phrase de synthèse qui referme l'argumentation). Une formule efficace pour clore la Partie 2 : « En définitive, je pense que... » ou « Pour toutes ces raisons, il me semble que... », suivie d'une reformulation brève de votre position.
Les formules à éviter, quelle que soit la tâche
- « Bref » en début de conclusion — trop familier pour un écrit certificatif.
- Répéter mot pour mot une phrase de l'introduction en guise de conclusion — cela donne l'impression que le texte n'a pas progressé.
- Introduire une idée entièrement nouvelle dans la dernière phrase — la conclusion referme le texte, elle n'ouvre pas un nouveau sujet.
- Une conclusion plus longue que nécessaire qui grignote le nombre de mots disponibles pour le développement, la partie la plus valorisée par la grille de correction.
Ce qu'il faut retenir
Une bonne introduction pose le contexte en une à deux phrases sans le surdévelopper ; une bonne conclusion referme le texte sans le répéter ni introduire une idée nouvelle. Ce sont des automatismes qui se travaillent en s'entraînant régulièrement — chaque tâche pratiquée avec TCF Write est l'occasion de soigner ces deux moments clés du texte.